Vacances originales au Vietnam hors des sentiers battus

Le Vietnam scintille au fil de l’eau

le golf du tonkin vietnam

La côte vietnamienne décrit un S et serpente sur plus de 3000 km, du golfe du Tonkin au nord – à quelques encablures des eaux chinoises – à la frontière cambodgienne bordant le golfe de Thaïlande au sud. Le centre du pays n’excède pas, en largeur, une cinquantaine de kilomètres entre la mer de Chine et la frontière laotienne : des canaux irrigant les rizières aux lagons fourmillant de sampans, des lacs d’Hanoï à la divine baie d’Halong, le Vietnam se parcourt au fil de l’eau.

Hanoï, porte d’entrée septentrionale du Vietnam, regorge d’eau : la « ville au-delà du fleuve » rouge, capitale de plus de 7 millions d’habitants, arbore les nombreux lacs de sa vieille ville comme autant d’atouts touristiques. Le visiteur, joyeusement perdu dans les ruelles labyrinthiques et constellées de fils électriques, respire à la vue de ces charmantes ouvertures visuelles et mythiques. Le lac Hoan Kiem grouille d’histoires d’épée, de B52 et de tortues sacrées.

Un peu plus à l’ouest, le temple de la Littérature, merveille culturelle la plus visitée du Vietnam, a offert la reconnaissance éternelle aux 1603 mandarins nommés ici trois siècles durant. Leurs noms sont inscrits sur des stèles disposées autour du lac de la Clarté céleste et reposant sur les carapaces des tortues, symboles de longévité et trait d’union entre la terre et le ciel.

Halong, perle mondiale embrumée

halong vietnam

Quittant Hanoï, deux petites heures suffisent pour rejoindre Hai Phong, principale entrée maritime au nord du pays et ancienne cité coloniale. La ville a récolté les premières bombes françaises de la guerre d’Indochine, faisant plusieurs milliers de morts, en novembre 1946. Cinquante ans après la bataille de Dien Bien Phu, Hai Phong jouit de son aura économique, exhibe quelques bâtiments coloniaux et assure une étape divertissante sur la route d’Halong, perle mondiale embrumée.

Il faut avoir la chance de découvrir la baie au petit matin et d’y faire une entrée maritime, à travers un chenal étroit où croisent des dizaines de pêcheurs à la navigation suicidaire face aux monstres marins venus pourtant en paix dévoiler le site aux yeux des touristes du monde. De monstre la baie recèle, de dragon même, lorsqu’aux prémices de son histoire cet être merveilleux et bienveillant esquissa le paysage de sa queue devenue folle en tentant de domestiquer les courants marins. La brume quasi permanente sous ces latitudes n’enlève rien à la majesté des lieux et accorde même un surplus mystérieux à ce site grandiose.

Symbole de richesse

Hué Vietnam

Croisant vers le sud en mer ce Chine, les températures s’adoucissent et les tropiques décuplent leur influence.

Hué, ancienne capitale impériale située au sud du 17e parallèle, côtoie le fleuve Song Huong (la rivière des parfums). Figuiers, mangoustaniers, litchis, camélias, pamplemoussiers, jasmin fleurissent les jardins des maisons traditionnelles en bois de jacquier et au toit scaphoïde, donnant à la ville un parfum tropical et une douceur de vivre surannée.

Après avoir visité la cité impériale, il faut partir à la découverte des canaux qui irriguent les rizières des villages environnants, du mausolée majestueux du roi Tu Duc – lui aussi bordé d’eau – et, plus au sud, de la lagune Cau Hai, la plus grande du pays, dominée par le parc national Bach Ma.

L’eau est omniprésente au Vietnam, symbole de richesse, d’intérêts et de faveurs. Il faut pour cela qu’elle se renouvelle, grâce aux courants, chutes, ou même aux élevages de poissons qui la brassent.

Bienvenue au Vietnam, en suivant le fil de l’eau.

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